NOTE DE PRESSE

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Le Mouvement Lajenès Kisa w Vle (LKV) salue la composition du nouveau gouvernement et souhaite pleine réussite à celles et ceux qui, en ce moment critique de notre histoire, ont accepté de servir la République. Nous leur adressons nos vœux sincères de courage et de lucidité. Car la mission qui s’ouvre aujourd’hui n’est pas une mission ordinaire, elle engage la possibilité même de refermer une page de transitions répétées qui, trop longtemps, ont défiguré nos institutions et épuisé notre peuple.

Nous le disons sans détour : cette transition doit être la dernière. Non pas par résignation, mais par volonté de rupture et de renaissance. Elle doit préparer, avec rigueur, responsabilité et transparence, le retour définitif à la légitimité démocratique, à la stabilité institutionnelle et à l’autorité de l’État.

Le Mouvement LKV tient à préciser qu’il n’a pas apposé sa signature au « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », car ce texte, tel qu’il a été présenté, ne correspond ni à notre vision ni à l’esprit du document de proposition que nous avions soumis. Dans ce document, nous avions insisté sur une feuille de route claire, limitée dans le temps, avec des objectifs mesurables, des échéances précises et des résultats concrets. Nous avions proposé la réduction du nombre de ministères à douze afin d’alléger le fardeau des dépenses publiques, la création d’un Pôle de Sécurité nationale pour coordonner la refondation des forces de l’ordre et restaurer la confiance du citoyen envers l’État, et la mise en place d’un mécanisme inédit de transparence et de reddition de comptes à chaque étape de la transition. Nous avions parlé d’un cap, celui d’un État ressaisi, d’une administration recentrée sur l’essentiel, d’une politique qui serve enfin l’intérêt général.

Rien, dans cette démarche, n’était partisan. Tout relevait de la nécessité nationale, du refus collectif de voir notre pays s’enliser davantage dans l’improvisation et la survie. Car il y a un moment où les calculs cessent d’être politiques, ils deviennent moraux. Et ce moment, c’est celui que nous vivons.

Aujourd’hui, nous observons, nous soutenons ce qui va dans le bon sens, mais nous restons vigilants, intransigeants sur les principes, fidèles à notre vision d’une transition de rupture, non de répétition. Comme nous l’avions précisé dans notre note du 7 février 2026, le Premier ministre et son gouvernement ne bénéficient pas d’un chèque en blanc : leur légitimité se mesurera aux actes, non aux discours. Nous savons que la complaisance est la porte ouverte à la trahison des idéaux, et que le silence, trop souvent, a permis les dérives que nous payons encore. Nous ne voulons plus d’un État réduit à une arène de distribution, ni d’un pouvoir obsédé par sa survie. Nous voulons un gouvernement comptable devant la nation, des institutions qui ne ploient plus sous la peur ou la corruption, un pays qui retrouve sa colonne vertébrale.

Pour la jeunesse qui croit encore en l’avenir, pour cette génération qui refuse de partir ou de se taire, pour cette majorité silencieuse qui veut simplement un État digne, nous nous engageons à demeurer présents, lucides, intransigeants, fermement du côté de la reconstruction imaginée dans un pacte générationnel de progrès pour tous.

Port-au-Prince, le 02 mars 2026

Lajenès Kisa w Vle

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